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Crésus et la Toison d’Or

Le monde méditerranéen découvrait, lui aussi depuis quelques siècles, la monnaie métallique. La Lydie et l’Anatolie, grâce à leurs richesses filoniennes d’or natif, jouèrent un rôle prépondérant dans l’établissement et la diffusion de la monnaie à la fin du VIIIème siècle et au début du VIIème siècle avant notre ère. Le célèbre fleuve Pactole, dont le vocabulaire contemporain a conservé le souvenir, et l’Hermos dans lequel il se jetait, passaient, ainsi que plusieurs autres fleuves d’Asie Mineure comme le Méandre et son affluent le Caystre, pour charrier de l’or. Dans ses Histoires, Hérodote parlait des paillettes d’or que l’on recueillait sur les pentes du Mont Tmolos, dans la vallée du Pactole, et d’un lac de Lydie d’où les femmes tiraient de l’or en y plongeant des plumes frottées de poix. À travers ces cours d’eau, dès avant le VIIIe siècle avant J-C., les orpailleurs tendaient des peaux de bêtes, ce qui faisait que les particules du précieux métal s’y agglutinaient, après quoi, il suffisait de faire brûler les peaux pour récupérer les lingots. On eut alors l’idée de débiter les morceaux de métal fondu obtenus en fragments soigneusement pesés, puis d’y apposer une marque (nous apercevrons les début des sceaux, des estampilles) qui en attestait la valeur aux yeux du public et les rendait propres aux usages commerciaux. Pour de nombreux auteurs, cette méthode de travail est à l’origine du mythe célèbre de la Toison d’Or. C’est cet or qui assura la fabuleuse fortune du royaume de Lydie et en particulier de Crésus, dont le nom est encore aujourd’hui le symbole même de richesse. Ces toutes premières monnaies, où qu’elles aient été émises, présentaient une facture grossière : quelques points, traits ou graphismes malhabiles étaient frappés sur le précieux fragment à l’aide d’une tige de métal.

Source de l’article : Histoire de la Monnaie

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La monnaie, témoin de l’histoire

Qu’est-ce que la monnaie ?

Instrument de règlement, unité monétaire, somme des disponibilités… et document de preuve pour l’historien ou l’archéologue.

Depuis plus de trente siècles, la monnaie est le substitut de nombreux biens, et pas seulement matériels. Nous la définissons comme pièce de métal normalisée, marquée du signe de l’autorité qui l’a émise et qui par là se porte garante de sa valeur, tout en étant son premier dépositaire. Les rapports particuliers de la monnaie et de l’histoire humaine débordent largement le cours normal des événements relatifs à la grande majorité des ouvrages réalisés par l’Homme. De nombreuses traces latines et plusieurs langues modernes témoignent de l’importance informative des monnaies. D’ailleurs, le mot “monnaie” dérive étymologiquement du latin “moneta”, vraisemblablement de l’officine monétaire officielle installée dans une dépendance du temple de Junon “Moneta” au Capitole de Rome. L’épithète de “Moneta”, “l’avertisseuse”, avait été conféré à la déesse lorsque les oies gardant son temple avertirent les Romains de la présence des Gaulois cherchant à s’emparer du Capitole par surprise. J’attire votre attention sur le fait que les pécules d’antan était mis à l’abris dans les poulaillers ou dans les niches des chiens, car ceux-ci alertaient de la présence d’un voleur lorsqu’il rôdait dans les parages.

MisterMonney de www.piecesdemonnaie.net